Nom de l’auteur/autrice :Sylvie

CONFIDENCES

Quelques jours sur la côte. Pas une photo instagrammable. Juste du vrai… (D’ailleurs cette photo date de l’été dernier)

Hier je suis rentrée, les cheveux bouclés et encore un peu salés, l’esprit un peu plus léger et le cœur apaisé. Avec aucunes photos soignées à te montrer. Pas de coucher de soleil filtré posté en story avec la bonne musique. Pas de tenue coordonnée sur la plage pour prouver que je savais profiter de la bonne façon. Juste mon chéri, moi quelques jours à la mer avec une partie des personnes que j’aime.

Nous avions besoin de partir, car il y a des périodes dans la vie où tout pèse plus lourd que d’habitude. Pas de façon dramatique. Mais beaucoup de fatigue, et une accumulation silencieuse de choses à gérer, à traverser, à porter. Ces aléas du quotidien qui s’empilent pendant des mois jusqu’à ce que tu réalises que tu n’as plus respiré vraiment depuis un moment. C’était ça.

Une période compliquée et des choses que je traverse que je n’ai pas envie de détailler ici. Du moins pas encore. Mais qui m’épuisent, qui me demandent beaucoup. Trop certains jours. Et quelque chose en nous a dit, il faut partir, même quelques jours, même juste pour souffler. Et c’est ce que nous avons fait.

La mer à ce pouvoir d’apaiser l’esprit. Et il y a une raison scientifique à ce bien-être qu’on ressent au bord de l’eau. L’air marin est chargé d’ions négatifs qui augmentent naturellement notre niveau de sérotonine cette hormone du bonheur que nos cerveaux surchargés peinent parfois à produire seuls.

Mais au-delà de la science, il y a quelque chose de plus simple. Quelque chose que les chiffres n’arrivent pas à capturer. Celui du bruit des vagues qui couvre celui des pensées. De l’horizon qui remet les choses à leur juste proportion. Du sel dans l’air qui dit à ton corps qu’il est ailleurs et que pour quelques heures le quotidien peut attendre.

Même si la chaleur était écrasante et qu’elle nous a limités dans nos sorties, en nous contraignants à moins de longues promenades que nous l’aurions voulu. Elle nous a aussi obligés à ralentir encore davantage. À rester à l’ombre ensemble, à parler… vraiment parler. À manger une glace en regardant les gens passer. À marcher au bord de l’eau à l’heure où la lumière devient dorée et douce. À regarder un coucher de soleil sans sortir le téléphone et à observer les planètes au clair de lune. Juste regarder. Juste être là.

Ces petits plaisirs simples dont on se prive si souvent dans la frénésie du quotidien. Une glace, une marche, un burger au maroilles, des rires, des appels visio pour prendre des nouvelles, un coucher de soleil. Rien d’instagrammable, mais tout d’essentiel. Et je veux prendre un moment pour parler de ceux avec qui j’ai la chance de partager tout ces moments dans ma vie. 

Mon chéri, qui sait quand je suis à bout avant même que je le dise. Qui propose, qui organise, qui protège sans que j’aie besoin de demander. Ma famille et ma belle-famille, toujours présente et qui nous accueille avec cette chaleur qui n’a rien à voir avec la météo. Ces moments partagés autour d’un repas, d’un fou rire, d’une conversation qui dure tard le soir. Ces personnes que j’aime plus que tout avec lesquelles je reste connecter et présente au quotidien et qui sont les plus importantes dans ma vie. C’est ça qui me nourrit… Ce n’est pas les lieux mais les proches. Et j’ai cette chance de tous les avoir dans ma vie. 

Ce que ces quelques jours m’ont rappelés, c’est que s’éloigner du quotidien, ce n’est pas fuir. C’est une nécessité.

Notre cerveau et notre corps ont besoin de rupture, de changement de décor, d’air différent. De stimuli nouveaux qui remettent le compteur à zéro. La science le dit et nos corps le savent bien avant qu’on les écoute.

Quand on s’autorise cette pause on ne perd pas de temps. On en gagne. En clarté, en énergie, en perspective.

Les problèmes qu’on laisse derrière ne disparaissent pas. Mais quand on revient, on les regarde différemment. Avec plus de recul, moins de poids émotionnel. Et on détient plus de ressources pour les traverser.

Alors oui, je ne t’ai pas montré de photos, de stories soignées. Pas de contenu créé pendant ces quelques jours. Et c’était voulu. Parce que j’avais besoin que ces moments m’appartiennent. À moi, à nous.

Il y a quelque chose de profondément libérateur dans le fait de vivre sans documenter. De profiter sans prouver et de rayonner pour soi pas pour être vue. C’est ça se recentrer vraiment. Pas la belle photo au coucher de soleil avec le bon filtre. Juste le coucher de soleil dans les yeux, dans le corps, dans le souvenir. Pour moi, pour nous, pour personne d’autre.

Ce que j’ai envie de te dire c’est que si toi aussi tu traverses une période qui t’épuise, ou que tu portes des choses lourdes et silencieuses. Si tu sens que tu as besoin de souffler sans trop savoir comment… Pars !

Pas forcément loin, ni forcément longtemps. Mais change d’air. Mets-toi au bord de quelque chose de plus grand que tes pensées. La mer, la montagne, une forêt même un parc que tu n’as jamais visité. Et laisse ce quelque chose de grand te rappeler que toi aussi tu es plus grande que ce que tu traverses. 

Merci à mon chéri, à ma famille et à ma belle-famille pour ces moments qui ressourcent. Vous savez ce que vous représentez.

Avec toute ma bienveillance et tout mon amour,

Sylvie

CONFIDENCES

J’ai arrêté de vouloir être comprise systématiquement par tout le monde.

Il y a une liberté que personne ne te dit d’aller chercher. Celle de ne plus avoir besoin que tout le monde te comprenne. Ça m’a pris du temps, beaucoup trop de temps. Et une énergie que j’aurais pu dépenser ailleurs.

Pendant longtemps, j’ai investi une énergie considérable à expliquer. À expliquer qui j’étais, ce que je faisais, pourquoi je le faisais comme ça et pourquoi mes choix avaient du sens même s’ils ne ressemblaient pas aux leurs. Comme si ma légitimité à exister telle que je suis dépendait de leur compréhension. Comme si tant qu’ils ne comprenaient pas, quelque chose en moi restait incomplet.

Mais ce que j’ai réalisé, c’est que certaines personnes ne te comprendront jamais. Pas parce que tu es compliquée, que tu t’expresses mal, ou encore pas parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez toi. Mais parce que pour comprendre quelqu’un, il faut être prêt à aller là où cette personne vit. Dans sa fréquence, dans sa façon de ressentir le monde. Et tout le monde n’a pas cette disponibilité intérieure. Attention, ce n’est pas un jugement, c’est une simple réalité et il faut en prendre conscience.

Le jour où j’ai lâché ça, ce n’était pas à un moment précis. Mais à force d’accumulation. Une conversation de trop où j’ai expliqué encore et encore. Une relation de trop où j’ai senti que mes mots arrivaient dans le vide. Un énième matin où j’ai réalisé que l’énergie que je mettais à vouloir être comprise aurait pu être mise à me comprendre moi-même. Et à ce moment, quelque chose s’est déposé, pas de la résignation mais de la paix.

D’ailleurs ce que ça a changé de lâcher ça…. Et bien TOUT ! Tu arrêtes de sur-expliquer, de te justifier d’être qui tu es. Tu arrêtes de t’adapter pour entrer dans des cases qui n’ont jamais été faites pour toi. Tu commences à choisir consciemment avec qui tu dépenses ton énergie. Pas ceux qui te comprennent parfaitement, car ça n’existe pas, mais ceux qui essaient vraiment, qui sont curieux de toi. Ceux qui accueillent ce qu’ils ne comprennent pas encore avec ouverture et pas avec méfiance.

Pourtant pour être honnête j’ai encore besoin d’être comprise, ça n’a pas disparu. Mais je l’ai recentré uniquement sur des personnes qui le méritent vraiment. Sur moi-même en premier, parce que la personne qui avait le plus besoin de me comprendre c’était moi. Et pendant longtemps j’ai été tellement occupée à expliquer aux autres que je me suis oubliée en chemin.

Ce que je sais maintenant, c’est que ne pas être comprise par tout le monde n’est pas un échec. C’est souvent le signe que tu es trop singulière pour être réduite à ce que les autres sont capables de voir. Et ta singularité ce n’est pas un défaut à corriger. C’est exactement ce qui fait de toi ce que tu es. 

Avec toute ma bienveillance,

Sylvie

CONFIDENCES

Je n’ai pas changé… J’ai juste décidé de me mettre en priorité.

Il y a des périodes dans la vie où quelque chose se dépose et qui te dit que c’est le moment de revenir à toi.

Cela fait quelque temps que je choisi de me recentrer. Pas sur ce que les autres attendent de moi. Pas sur l’image que je projette. Pas sur ce que je devrais être selon qui que ce soit. Mais sur moi, sur mes valeurs, sur ce qui me correspond vraiment. Sur les personnes et les situations qui ont encore leur place dans ma vie et celles qui ne l’ont plus. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de l’alignement.

Ce que j’ai appris en travaillant vraiment sur moi, c’est que la vie est cyclique. Certaines choses ont une saison, des relations, des dynamiques, des habitudes, des façons d’être avec les autres et des façons d’être avec soi-même. Et que laisser aller ce qui n’a plus sa place ce n’est pas abandonner, c’est justement faire de la place.

Pour ce qui correspond à qui tu es devenue, pour ce qui correspond à qui tu es en train de devenir.

Je suis en train de faire ce travail-là. Doucement. Fermement. Sans culpabilité, enfin j’essaie car ça chamboule.

Et oui, ne plus avoir d’attentes ! Pas parce que les autres ne valent rien ou parce que je suis devenue cynique. Mais parce que j’ai compris quelque chose qui m’a pris du temps à accepter. Que les gens ne feront pas pour toi ce que tu ferais pour eux. Pas par malveillance mais plus par différence de fonctionnement, par inconscience parfois et à cause de leurs propres limites souvent. Et si tu continues d’attendre que les autres répondent présent de la même façon que toi tu réponds, tu vas passer ta vie à attendre et surtout à être déçue.

Être hypersensible et empathique, c’est un cadeau mais c’est parfois très épuisant dans ce genre de contexte. Parce qu’on donne naturellement sans compter, sans calcul. On ressent les besoins des autres avant même qu’ils les formulent et on répond présent instinctivement, sincèrement.

Et puis un jour, c’est toi qui as besoin. Et tu regardes autour de toi. Et là tu te demandes pourquoi personne ne vient naturellement. Pourquoi ceux pour qui tu t’es mis en quatre ne font pas la moitié du chemin.

Ce n’est pas que tu as mal choisi ou que tu as mal aimé. C’est que tout le monde n’a pas la même façon d’aimer, la même façon d’être là, la même capacité à sentir quand quelqu’un a besoin sans que ce quelqu’un le demande. Et l’accepter sans amertume c’est peut-être le travail le plus difficile que je connaisse.

Je ne suis pas en train de fermer mon cœur. Je suis en train d’apprendre à ne plus en faire une attente. À donner parce que c’est qui je suis pas parce que j’espère que ça revienne. À aimer librement sans tenir la comptabilité. À ne plus me demander « pourquoi ils ne font pas ce que je ferais à leur place ? » Parce que cette question aussi légitime qu’elle soit, me fait souffrir pour rien. J’apprends à accepter qu’ils ne sont pas moi. Et c’est correct.

Quand j’ai commencé à me mettre en priorité et parfois à dire non quand je n’avais pas envie. Certains ont cru que je changeais. Que je devenais moins disponible, moins présente, moins moi. NON ! Je choisis juste de m’écouter davantage. De protéger mon énergie et de ne plus m’épuiser pour des situations et des personnes qui ne correspondent plus à celle que je suis. Me mettre en priorité, ce n’est pas tourner le dos aux autres. C’est arrêter de me tourner le dos à moi-même et enfin me choisir là ou les autres ne le feraient sans doute pas.

En tout cas, ce que je sais avec certitude aujourd’hui c’est que quand tu es alignée avec tes valeurs, quand tu te choisis vraiment ce que tu attires change. Les relations changent, les situations changent, ce que tu es prête à accepter change. Pas parce que tu es devenue quelqu’un d’autre. Mais parce que tu es enfin pleinement toi-même. Et que ça, ça laisse beaucoup moins de place à ce qui ne te correspond pas. 

Avec toute ma bienveillance,

Sylvie

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